Préservation des biotopes

Pour retrouver un peu de la magie du lieu avant travaux, on redonne vie aux biotopes naturels en préservant ce qui peut encore l’être et en créant des zones d’intérêt biologique réservées aux promeneurs, ornithologues et naturalistes.

  • Des plantations sont réalisées en divers endroits, afin de protéger la quiétude des lieux; la grande roselière/cariçaie et l’aulnaie déjà présentes sont maintenues.
  •  Un aménagement pour l’observation des oiseaux, accessible par un sentier spécifique, est installé face à l’îlot, en bordure de roselière.
  • Des petites roselières (de quelques mètres de long sur 1 m de large) et de nouvelles vasières avec des berges en pente douce sont créées sur tout le pourtour de l’étang.
    Des hauteurs d’eau étagées, avec une végétation variée, sont ainsi aménagées.
    L’intérêt des roselières sur nos plans d’eau est capital : elles constituent une zone de quiétude pour la nidification et le nourrissage pour de nombreuses espèces d’oiseaux, mais c’est également un milieu de choix pour les libellules, pour la ponte des grenouilles et pour le frai des poissons.
    En outre, les roselières jouent un rôle de filtre mécanique en retenant les sédiments; elles participent ainsi à l’amélioration de la qualité de l’eau.
    Les roseaux peuvent également être utilisés en broyat sur les chemins ou pour la construction (toiture, torchis).
  •  Des haies sont plantées entre l’étang et le chemin en face de la vasière, avec un observatoire à mi-chemin, presque en face de l’autre observatoire.
    De petits massifs et des haies mélangées, constitués d’arbustes indigènes à baies avec un maximum d’épineux, pourront également servir de protection et de nourrissage pour beaucoup d’espèces.
  • Le reste de l’ancienne butte du vicinal est intégralement préservé en tant que biotope particulier.
    Son couloir voûté, lieu de refuge pour des colonies de chauve-souris, est maintenu, ainsi que la rangée d’arbres qui jouxte le talus.
  • Une zone de vergers et de pâtures joue un rôle tampon avec les jardins des riverains de la Chaussée d’Ophain.
    Un verger conservatoire y est planté.
  • En différents endroits du site, des structures végétales tressées ainsi que des murs végétaux constitués de branches tressées et de broyat sont installés.
    Outre l’aspect esthétique, ils constituent un refuge très intéressant pour certains oiseaux et insectes, pour les hérissons, les mustélidés et les crapauds.
    De plus, cela facilite la gestion des déchets de taille et d’entretien sur le site même, sans frais de transport.
  • Sur l’ensemble du site, un éclairage respectueux de l’environnement est privilégié: LED avec détecteurs de mouvement (à la fois écologiques, économiqueset sécurisants).

La zone comprise entre la pointe du bassin d’agrément, la route de Piraumont et la rue des Saussois attire également toute notre attention même si elle ne fait pas partie du site du Paradis à proprement parler mais elle y est rattachée historiquement, écologiquement et dans sa fonction de liaison (couloir vert, circuit pédestre et VTT).
Il y aurait lieu, dans un souci de cohérence, de s’en préoccuper également et d’éviter que les biotopes intéressants qui s’y trouvent ne soient détruits par inadvertance.

Tout comme il nous parait essentiel de se pencher sur les bonnes conditions de gestion des cours d’eau et abords, en amont du plan d’eau, le long du Hain et des autres ruisseaux.

Sylvie Simon
Philippe Jacob

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