Il y a 30 ans, un texte visionnaire de Georges-Henri Everaerts

Vert et bleuLes parcelles boisées des zones de captage constituent un élément précieux dans le tissu urbain d’avenir. Il importe de les conserver jalousement et d’y maintenir la couverture végétale la plus naturelle possible. Elles seront à la fois îlots de vie sauvage et zones de polarisation à caractère social dans la cité de demain. L’urbanisation future pourrait saisir une chance supplémentaire : créer des coulées de verdure avec piétonniers et pistes cyclables dans les fonds des vallées non encore bâtis ou partiellement bâtis. Ces zones rubanées rejoindraient très logiquement les enclos de la C.I.B.E. qui, de par leur nature même, sont installés au creux des vallons. Les pars des eaux occuperaient alors les nœuds d’un véritable « réseau vert » traversant la cité.

Qu’il nous soit permis , pour conclure, de rêver à une telle perspective dans laquelle l’image de marque suggérée par l’eau trouverait une réhabilitation : d’image contraignante au XIXe siècle suite aux ponctions opérées aux sources, l’eau et la vallée deviendraient au XXIe siècle symbole de nature préservée, d’accueil et de détente.

Georges-Henri Everaerts, licencié en sciences géographiques, membre de la Commission royale des monuments et des sites, 1982.

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